Parlons écologie. Récemment l’ADEME (L’Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) a publiée les résultats d’une étude concernant les rejets de CO2 liés à l’informatique, et particulièrement à Internet. Le problème c’est que le bilan est composé essentiellement d’un amas de nombres qui finalement ne représentent plus grand chose. Je vais donc tenter la délicate expérience de mettre des mots sur les nombres et je ne manquerais pas de critiquer les résultats.
L’ADEME n’a pas voulu se contenter de présenter ces résultats, en effet l’agence a aussi essayée de proposer quelques solutions qui ma fois, valent ce qu’elles valent …
Les premiers chiffres concernent l’envoi et la réception de mails, en 2009 le nombre de mails échangés s’est élevé à 247 Milliards dans le monde entier (Spam inclus). Selon une estimation dont j’ignore la source, ce nombre tend à doubler en 4 ans. D’après l’ADEME, en moyenne une entreprise envoi 33 mails par jour, ce qui représente une consommation de 13 tonnes de CO2 par an par entreprise. A cela l’ADEME ne propose aucune solution concrète, elle invite juste les utilisateurs à réduire le nombre d’envois ainsi que le nombre d’impression.
La deuxième cause de pollution étudiée, ce sont les moteurs de recherche. Cette étude a été réalisée auprès de 29 millions d’internautes qui, en l’espace d’un an, ont consommés pas moins de 287 600 tonnes de CO2 en effectuant chacun 950 recherches (Soit une moyenne de 3 recherches par jour. Je ne sais pas toi, mais moi je suis bien au-dessus de cette moyenne !). La solution proposée par l’ADEME c’est, tant pis pour le porte-feuilles de Google, Yahoo et les autres, mais privilégier la saisie directe dans la barre d’adresse, ou l’utilisation du système de Favoris du navigateur.
Le meilleur pour la fin, bien que l’on s’éloigne un peu du monde de l’internet, c’est l’utilisation de clé USB. Leur étude a démontré que consulter un document qui se trouve sur une clé USB pendant au moins trois minutes pollue d’avantage que l’impression de ce document. Sauf, que cette analyse ne prend pas en compte la déforestation et sa pollution. La fabrication de clé USB en revanche est ignorée car pour cela, la pollution est moindre.
Nous voilà dans de beaux draps avec cette étude ! Pour ma part après lecture ce que j’en retiens c’est « Internet, ne l’utilisez qu’en cas de besoin »… Comme si on allait les écouter ?
Je pense que cette agence n’a pas conscience que vu l’état actuelle des choses, même si on réduisait le nombre de recherches, les données sont et resteront stockées sur des serveurs qui restent en marche H24. Il en va de même pour les serveurs de mails. Vides, ou pleins, ils sont là, en marche.
Je pense que nous sommes dans une époque où l’on baigne dans les nouvelles technologies et où tout le monde n’est pas encore prêt à en accepter les conséquences. A mon sens, la solution n’est pas de revoir l’utilisation que l’on fait d’Internet, mais plutôt le matériel utilisé. Il sera à mon sens bien plus efficace et même facile de pondre un serveur basse consommation et haute performance qui permettra d’en remplacer 2 ou 3 actuels, plutôt que de demander à 30 millions d’utilisateur, de participer à une journée « Sans moteurs de recherche ».
Pour conclure, Internet j’en fais mon loisir, ma passion et mon métier. Alors si ça t’intéresse, je te propose de faire un tour du coté des commentaires de l’article pour voir ce que tu pense de cette pollution, et si tu as de meilleurs solutions à apporter que l’ADEME.




