
Que serait le monde si nous pouvions tous contrôler notre image, si nous pouvions mettre fin à toutes les rumeurs qui nous déplaisent et étouffer les mésaventures ?
Beaucoup aimeraient être maître de leur image, particulièrement les entreprises et les célébrités, or, rien ne circule plus vite qu’une rumeur sur Internet. C’est pourquoi un nouveau métier a été inventé : Nettoyeur du Web, Ces nettoyeurs passent leur journée à naviguer sur Internet pour surveiller, contrôler et corriger l’e-réputation d’une marque ou d’une célébrité. Parmi les clients de ces nouveaux services on compte notamment TF1, Bouygues immobilier, le Crédit agricole ou encore le groupe de cliniques Vitalia.
Mais comment peut-on contrôler une e-reputation. Albéric Guigou, président de Reputation Squad explique que souvent, lorsqu’un site publie une information pouvant nuire à la réputation de son client, il suffit de contacter la personne. « Il nous arrive d’écrire à des blogueurs ou à des journaux d’information en ligne. S’ils ont fait une erreur factuelle, c’est dans leur intérêt de la corriger ». Si l’information n’est pas corrigée, une simple lettre recommandée à l’hébergeur peut suffire à faire disparaître l’article violant la vie privée.
Par exemple une star américaine prend un café avec un homme marié dans le cadre de son travail. Les paparazzis sont là et ne manquent pas de publier des photos dans des journaux people, avec des légendes toutes plus douteuses les unes que les autres, reprises et déformées dans les heures qui suivent par une vague de sites dans le monde entier. L’avocat et la société Reputation Squad mettront trois ans à effacer les liens pour la petite somme de 15 000 euros. « Les photos ont disparu, mais rien ne dit qu’elles ne réapparaîtront pas un jour. On ne peut pas promettre aux clients de parvenir à tout supprimer. Les informations essaiment partout. Et lorsqu’on écrit à Google, ils renvoient leur mail type. Ils n’enlèvent rien, à l’exception des contenus à caractère pédophile ou nazi. Au nom de la liberté d’expression, Google est en train de créer un Big Brother éternel », s’inquiète l’avocat.
Nettoyer des rumeurs ou des histoires faisant polémique, c’est possible, mais cela demande du temps et pour les moins connaisseurs, de l’argent. C’est là l’occasion de te rappeler que Facebook, c’est sympa mais attention à ce que tu publie, d’autant plus que d’après les actualités récentes, il semblerait que Google référence partiellement les commentaires publiés sur Facebook.